Depuis le 1er Juillet, nous pouvons observer dans les linéaires de nos magasins que certains produits affichent désormais les caractéristiques écologiques de leurs produits.
Cette expérience nationale est une résultante du Grenelle de l’environnement et c’est la première fois dans le monde que ce type d’affichage est mis en place ! Les 160 entreprises volontaires pour cet essai s’engagent pour un an.
Pour quoi faire ?
Tout d’abord, les consommateurs peuvent comparer l’impact environnemental de deux produits, et même comprendre les tenants et aboutissants de leur consommation : quel impact ont-ils directement sur l’environnement ?
De cette manière, on peut espérer qu’ils seront plus motivés à responsabiliser leur consommation et prendre conscience du changement d’habitude de consommation à opérer.
Les entreprises doivent-elles aussi mesurer leur impact environnemental dans leur globalité, ce qui représente un grand travail pour vulgariser des concepts et des données techniques souvent complexes pour le grand public.
Elles sont de surcroît obligées d’évaluer dans la globalité leur propre impact et tenter de le réduire au fur et à mesure.
Les entreprises participant au test pourront choisir les visuels qui représenteront leur impact : codes couleurs, notes, quantités, pourcentages …
Comment ça marche ?
Les indicateurs seront présents soit sur les produits, sur leur emballage, dans des espaces dédiés dans les linéaires des magasins, sur les étiquettes de prix, ou encore sur le ticket de caisse.
Pour les achats sur Internet, ou via smartphone, des espaces sur les fiches produits sont réservés à la diffusion de ces informations.
Concernant les critères, c’est-à-dire les impacts environnementaux affichés, ils seront au minimum au nombre de trois : impact sur le changement climatique (émissions de CO2), et deux autres critères à choisir parmi les nombreuses possibilités existantes (impacts sur l’eau, sur l’air, sur la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, etc). La combinaison de plusieurs critères permet de donner une visibilité à différents types d’impacts, et de montrer par exemple qu’un produit faiblement émetteur de CO2 peut en revanche être beaucoup moins vertueux sur d’autres critères…
Vivement que cette initiative soit analysée par le gouvernement et le Parlement pour tenter une législation si l’influence de ce type d’information sur notre consommation habituelle est forte !